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La Communication Interculturelle : ce n’est plus un avantage, c’est une exigence

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Qu’entend-on par « communication interculturelle » au juste ?

Il s’agit de la communication entre individus issus de cultures différentes. Chaque pays possède sa culture avec ses codes, ses références, ses spécificités. Les entreprises doivent trouver le moyen de communiquer et de se comprendre tout en surmontant les barrières linguistiques et les multiples interprétations liées aux filtres des cultures respectives. Ce domaine fait l’objet de nombreuses études qui ont une portée sociologique, anthropologique, mais aussi psychologique ou encore linguistique. 

L’anglais, langue véhiculaire

Aujourd’hui, dans le monde des affaires, l’influence des pays anglo-saxons est telle que l’anglais est la première langue véhiculaire de la planète, c’est-à-dire la langue de référence la plus utilisée entre pays de langues maternelles différentes. 

Mais cet usage généralisé de l’anglais n’est pas un phénomène récent. En effet, on peut attribuer ce développement à l’extension de l’Empire Britannique au 19ème siècle, renforcé par le choix des États-Unis de privilégier l’anglais, devenu langue majoritaire dans le pays avec l’influence des Pères Fondateurs, tous les immigrants venus d’Europe, notamment de Grande-Bretagne et d’Irlande, et enfin l’adoption de lois au début du 20ème siècle favorisant l’enseignement de l’anglais dans les écoles et au sein des administrations américaines.

De nombreuses entreprises qui ont des antennes dans différents pays, mais aussi des partenaires commerciaux dans le monde entier adoptent l’anglais pour faciliter leurs échanges. Il faut reconnaître qu’il est très pratique de disposer d’une langue commune qui nous évite d’avoir à apprendre des langues qui sont parfois bien plus difficiles à assimiler que l’anglais. 

Par ailleurs, de nombreux natifs d’autres cultures intègrent les termes anglophones dans leur langue maternelle. Avec internet et l’accélération des échanges d’informations par les réseaux sociaux, la télévision et tous les autres médias, il arrive que le mot anglais commence à être employé bien avant qu’une traduction soit proposée. Une fois le mot adopté, il est souvent trop tard pour que la traduction soit usitée.

Si cette tendance est parfois déplorée car elle peut mener à moyen et long termes à l’appauvrissement des langues non-anglophones, ce nouveau vocabulaire a une portée internationale qui nous permet de nous comprendre d’un bout à l’autre de la planète.

Ainsi, on fait son  »planning » (=programme) et on assiste à des  »meetings » (=réunions) pour lesquels on a été notifié par  »email » (=courrier électronique ou courriel). 

Le  »manager » (=responsable ou dirigeant) attendra le  »feedback » d’un collaborateur pour avoir son retour, connaître ses impressions sur une proposition ou un projet.

Dans les années 90, le Ministre de la Culture et de la Francophonie Jacques Toubon, avait été à l’initiative d’une loi pour favoriser l’usage du français dans les administrations, l’enseignement, la recherche ou encore la publicité. On avait vu notamment le terme « mercatique » remplacer celui de  »marketing » comme matière enseignée dans le supérieur. Mais si des écoles ont joué le jeu, les étudiants n’ont pas retenu cette proposition et c’est le terme anglophone qui prévaut de nos jours dans le langage courant.

Parfois aussi, l’utilisation d’un terme anglais ne correspond pas au sens le plus courant tel que compris par les Anglophones. Par exemple, en France, quand on parle d’une entreprise où il y a beaucoup de  »turnover », on fait en principe référence au roulement du personnel, au passage de nombreuses personnes qui vont et qui viennent. Alors que pour les Britanniques ou les Américains, ce terme peut, certes, être compris dans ce sens, mais aussi comme le « chiffre d’affaires », ce qui est différent.

Une question de valeurs et d’interprétations

Nos cultures respectives conditionnent la manière dont nous percevons et jugeons les paroles, les gestes et les comportements d’autrui. Si elles varient d’un milieu à un autre selon les individus, on peut noter des traits communs au sein d’une même nation. 

Pour les Britanniques, la politesse revêt une grande importance. Il est essentiel de mettre les formes quand on adresse une demande, de bien exprimer son appréciation par des remerciements avec de nombreux  »please » (= s’il vous plaît) et  »thank you » (= merci). On prend soin de s’exprimer en ménageant les sentiments de son interlocuteur, en veillant à ne pas le heurter.

Le style plus direct des Français peut parfois choquer nos amis anglo-saxons qui ont une approche plus diplomatique. A l’inverse, le protocole de formes outre-Manche peut sembler un peu excessif à certains Français. Pourtant il n’y a rien de surfait dans cette pratique car la courtoisie est une valeur de base en Grande-Bretagne, où le savoir-vivre est un art qui permet à la société de vivre en meilleure harmonie.

Les Américains, pour leur part, peuvent parfois nous paraître, ici en Europe, un peu familiers. Notre culture européenne, plus traditionnelle, n’est pas habituée à ce qui peut être vu aussi comme une forme de simplicité et de convivialité. La société américaine va à l’essentiel pour gagner en efficacité en se centrant sur le résultat et en mettant moins les « formes ». Par ailleurs, on fera preuve de positivisme pour encourager les initiatives et l’esprit d’entreprise.

La connaissance et l’expérience des cultures respectives dissipe les jugements pour une communication plus vraie qui perçoit et accepte l’autre dans ses différences.  

La communication interculturelle ne saurait se limiter à ce que nous avons évoqué dans cet article, le sujet étant tellement vaste.

Nous vous invitons à partager dans les commentaires vos expériences de communication interculturelle vécues dans un contexte professionnel. Qu’avez-vous appris de ces échanges ? 

Si vous souhaitez améliorer vos compétences linguistiques et votre communication interculturelle, n’hésitez pas à nous contacter par courriel, à l’adresse hello@espacelingua.com ou par téléphone au 06.40.66.40.48.

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